Réflexions sur la Bonté

O douceur de la bonté, puisque vous n’êtes qu’un rêve au milieu de ce monde où il n’y a que meurtrissures, blessures et déchirements, pourquoi êtes-vous tant inconnue parmi nous, quand vous savez si souvent nous entourer de calme et d’un bonheur qui passe presqu’aussitôt qu’il est venu, la vie nous reprenant rapidement dans ses luttes, ses cauchemars, ses haines. Pourquoi n’êtes-vous qu’éphémère parmi nous ? Pourtant, que vous êtes grande dans les jours qui naissent et dans les nuits qui viennent ; dans ces moments, pourquoi ne sentez-vous pas, ô hommes, combien ces instants sont doux, bienfaisants dans leur mélancolie. On dirait qu’alors ils pleurent sur notre vie si dure, si acariâtre, si cruelle, et vous y sentez les regrets d’un jour qui disparaît dans le grand calme qui vous entoure, même si ce jour a été triste.

La nature a des douceurs de fée bienfaisante. Alors on entend intérieurement comme une voix qui semble traverser les éléments recueillis en même temps dans un sommeil et dans un réveil, le sommeil du jour disparaissant et le réveil de la nuit qui déjà montre ses étoiles. C’est l’heure où tous les bruits de la Terre semblent s’éloigner d’elle dans ce baiser du jour qui vient trouver celui de la nuit, quel apaisement survient alors qui donne jusqu’à l’oubli de ce monde au milieu duquel nous vivons.

Qui n’a pas rêvé parfois de ces heures de transition et ne s’est pas dit souvent que dans l’Ere Nouvelle nous aurions de ces moments idéaux où la méchanceté semblera à jamais disparue dans un apaisement où tout sourit à la bonté, la rend si grande qu’on vit quelques minutes qui révèlent au rêveur qu’il a tout, autour de lui, pour être heureux, qu’il n’a qu’à prendre, mais avec son cœur pour ne connaître que la bonté et jamais la méchanceté.

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